Avec « La télégraphiste de Chopin », Eric Faye nous offre un nouveau chef-d’œuvre.

Ce magnifique roman se déroule à Prague et débute en 1995, dans une société encore déboussolée par la chute du mur. Une femme de condition modeste prétend recevoir régulièrement la visite du fantôme de Chopin. L’anecdote pourrait prêter à sourire si elle n’écrivait pas de magnifiques partitions qui sont en totale concordance avec l’univers musical du pianiste…

Un journaliste s’engage avec un détective dans une longue et sérieuse enquête qui vise à révéler la supercherie. Mais la tâche s’avère beaucoup plus ardue qu’il ne le pensait et son équilibre mental ne tarde pas à vaciller devant les vertigineuses implications de ce qu’il découvre peu à peu…

Les lecteurs d’Eric Faye retrouveront avec bonheur sa mélancolie et ses personnages solitaires, humains, fragiles, tristes et touchants. La fin que nous ne révèleront pas les réjouira, car l’auteur signe une fois de plus une très belle œuvre, originale, marquée par son inspiration si singulière. Sa voix très personnelle le place aux côtés des Kafka et des Borges, dont il n’est pas un imitateur mais un frère. Il est sans conteste un immense écrivain. Nous le savions déjà, mais il nous le prouve une fois de plus !

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