La nuit introuvable, un premier roman prometteur de Gabrielle Tuloup

 

Fils unique, le narrateur aimait son père mais ses rapports étaient distants et froids depuis quasiment toujours avec sa mère. A la mort du premier, il est parti travailler en Slovénie, ne se sentant plus aucun lien avec son pays natal. C’est un homme assez seul, timide et maladroit, divorcé, mais qui a réussi sa vie professionnelle et qui, à quarante ans, semble avoir conservé l’espoir et la capacité d’aimer. Ainsi partage-t-il une certaine amitié avec un collègue qui est tout le contraire de lui, coureur de jupons mais enfant fidèle. Ainsi s’éprendra-t-il d’une jeune femme, personnage secondaire mais attachant, qui le repoussera à la fin du roman, lorsqu’il lui fera comprendre son désir et ses sentiments naissants. L’histoire n’est pas seulement là, elle se trouve surtout dans sa relation avec sa mère, et dans le secret qu’elle lui dissimule depuis toujours. Se sachant atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle le lui confie par écrit, dans des lettres qui ne lui seront remises que lorsqu’elle aura tout oublié. Celles-ci sont distillées au fur et à mesure du récit, qui se présente ainsi dans une double narration, en partie épistolaire, permettant au lecteur de découvrir à la fois la véritable histoire de cette femme et son incidence sur la vie de son fils.

Le lyrisme et le ton assez joyeux sont maîtrisés mais ils nous semblent en dissonance avec le fond dramatique du récit. L’auteure révèle cependant avec ce premier roman un talent prometteur.

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