Once upon a time in Hollywood, Quentin Tarentino

Nous avions vu lors de leurs sorties « Pulp fiction » et « Kill Bill ». Nous avions apprécié les dialogues et la virtuosité de la réalisation. Nous avions vaguement aimé l’humour mais nous avions détesté la violence et surtout l’absence de propos de ces films creux, qui nous firent penser à un beau papier cadeau sur un emballage vide. Nous aurions presque pu titrer : »Tarentino ou le néant ! »

Nous sommes allés voir un peu par hasard « Once upon a time in Hollywood ». Nous avons retrouvé le talent du réalisateur et ses dialogues formidables, portés ici par d’excellents acteurs. Et nous avons été très agréablement surpris de trouver enfin un fond ! Di Caprio et Brad Pitt campent deux vrais personnages, crédibles et intéressants. Leur relation professionnelle et fraternelle est très bien évoquée. L’époque est parfaitement reproduite. Parfois, le récit est entrecoupé par une maladroite voix-off et des petits trucs inutiles dont un certain Jean-Luc Godard avait fait fonds de commerce il y a un demi-siècle. Ce ne sont pas ces légers travers qui gâchent le film. Ce qui le pourrit, c’est la violence maladive, répugnante et ridicule que Tarentino ne peut s’empêcher de déployer à chaque fois, dommage.

 

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