L’or de la fougue, poèmes de Pierre di Sciullo

A mi-chemin de la poésie écrite et graphique, ces textes sont présentés dans une très belle édition qui est une prouesse technique puisqu’ils semblent manuscrits au feutre sur un cahier vierge. Les couleurs sont de bon ton et se marient bien entre elles. Autre particularité : les phrases s’entrecroisent et peuvent se lire horizontalement et verticalement ! Les vers « L’or de la fougue » et « L’orée du bois » sont ainsi noués par leur premier mot.

Le ton est enlevé, joyeux, un peu irrévérencieux : « l’orthographe se dégrafe » et « la grammaire se fait la paire » !

Enfin, ce recueil est truffé de trouvailles : asticotillon, constipédantdy, subliméchante, démon-stre, imagi-née…

La préface (qui n’est pas présentée comme telle) se trouve au milieu du livre. Signée de Wajdi Mouawad, elle est en elle-même un poème, à la voix enlevée et pleine d’énergie positive. Elle évoque le lecteur comme un promeneur et le livre comme une grotte peinte par les premiers hommes.

Un plaisir pour les yeux et un ravissement pour l’esprit !

 

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