Vers la beauté, roman de David Foenkinos

Un professeur d’histoire de l’art apprécié par l’université où il travaille quitte son emploi et pose sa candidature à un poste de vigile au Musée d’Orsay. Bien qu’elle soit méfiante, la directrice des ressources humaines l’engage car elle doit combler rapidement un manque de personnel. Peu à peu, une relation particulière se noue entre eux. Elle est intriguée par la détresse qu’il tente de dissimuler. Elle-même n’est pas très heureuse. Nous assistons à la naissance de leur amour et l’homme dévoile ses secrets : profondément meurtri par le suicide d’une de ses élèves, il n’a trouvé le salut que dans la fuite. Il achèvera sa reconstruction en organisant une exposition des tableaux de la défunte dans une galerie réputée.

Cette très belle histoire est hélas un peu gâchée par l’insupportable immaturité de l’écriture, certes correcte et fluide, mais entachée d’un ton pour le moins ingénu. En outre, les motivations et les émotions des personnages nous sont maladroitement expliquées, comme si nous n’étions pas capables de les comprendre. Enfin, le texte est truffé de notes de bas de page qui sont la plupart du temps inutiles et qui auraient pu se fondre dans la narration.

Nous devinons chez David Foenkinos un réel potentiel mais nous redoutons qu’il s’endorme sur les lauriers de la gloire. S’il n’y prend garde, il ne produira qu’une œuvre moyenne alors qu’il pourrait atteindre d’autres sommets en trempant sa plume dans une encre plus adulte.

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