Les enfants du bon Dieu, roman d’Antoine Blondin

Les enfants du Bon Dieu

Ce roman est une courte chronique sans réelle histoire et sans sujet, qui se déroule à l’époque de la parution du texte, au début des années 1950. Le narrateur en est un trentenaire professeur d’histoire dans un collège parisien. Il a épousé une aristocrate désargentée qui possède encore un appartement dans les beaux-quartiers et quelques toiles de maître. Ses beaux-parents achèvent d’écouler leur patrimoine en voyageant à travers le monde. Le couple n’a pas d’enfants. Pendant l’occupation, notre homme a été réquisitionné pour travailler en Allemagne comme garçon d’écurie dans les domaines d’un Prince. Il a eu une aventure avec la fille de ce-dernier, une certaine Albertina. De retour à Paris, il envoie à la jeune femme un télégramme qu’il signe du nom d’un ami afin de lui annoncer son propre décès. Mais, quelques années plus tard, Albertina ressurgit, aux bras de son père venu vendre à Paris un diadème. Contre toute attente, l’idylle reprend. Elle semble combler le vide dans lequel errait notre narrateur, qui en était venu à s’amuser à pervertir son enseignement, en transformant les événements historiques au gré de ses humeurs et de son imagination…

L’auteur nous raconte aussi la vie de l’immeuble, sur un ton humoristique, gentiment taquin, léger, superficiel et un peu caricatural.

On ne trouvera dans ce texte aucune profondeur, aucune analyse, aucune émotion. Antoine Blondin semble uniquement motivé par l’envie d’écrire et pas très inspiré. Son style simple décroche constamment de la réalité pour épouser des raccourcis parfois heureux (« mariés de plein vent, sous la communauté des nuages ») mais souvent brouillons. Ce n’est plus de la légèreté, mais du vide. Le lecteur s’ennuie et doit faire un effort pour maintenir son attention et ne pas abandonner le texte. Au bout du compte, il se dit qu’il a perdu son temps.

Si nous étions professeur et que Blondin était notre élève, nous ne donnerions pas à sa vaine copie une note très brillante…

Pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *