1Q84, livre 2, juillet-septembre, roman de Haruki Murakami

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Ce deuxième livre s’enchaîne tellement bien avec le premier que l’on comprend mal la publication en plusieurs volumes. Rien ne justifie la césure : le récit se poursuit sans aucune coupure ni aucune interruption… Les critiques que nous avons émises sur le premier tome sont toujours d’actualité, la rédaction étant réalisée sur le même mode, avec les mêmes limites…

Aomamé parvient à obtenir un rendez-vous avec le leader des Précurseurs, qui l’engage en tant que kinésithérapeute pour soigner ses douleurs. Ils se retrouvent seuls dans une chambre d’hôtel. Elle a l’intention de le tuer, mais il parvient à la déstabiliser en lui démontrant qu’il possède un pouvoir de lévitation. Il affirme avoir été choisi par les Little People pour être leur porte-parole en ce monde, mais il se présente comme une victime : ils ne lui auraient pas laissé le choix. Il explique qu’ils ont pris possession de son corps. Il se trouve parfois paralysé, allongé sur le dos, le sexe en érection, et les fillettes qu’Aomamé pense qu’il violait viennent d’elles-mêmes s’empaler sur lui… La présence des Little People dans sa chair le fait terriblement souffrir. Il sait très bien qu’Aomamé a l’intention de l’exécuter et c’est exactement ce qu’il souhaite. Elle l’élimine néanmoins comme elle en avait l’intention.

Elle se réfugie dans un studio loué par la vieille dame, en attendant l’opération qui lui permettra de changer de visage et les papiers qui lui donneront une nouvelle identité. Désœuvrée, elle en profite pour lire « La Chrysalide de l’Air », qui s’avère être une histoire tout aussi absurde et inintéressante que 1Q84. La petite héroïne du roman a grandi dans la secte des Précurseurs. Chargée de veiller sur les chèvres du troupeau, elle en a laissé une mourir. Comme punition, elle a été obligée de rester enfermée dans une grotte avec le cadavre de l’animal. Des Little People sont sortis de la gueule de la charogne. Ils ont proposé à l’enfant de réaliser une chrysalide de l’air, en la tissant avec des fil extirpés de la substance de l’air. Une fois terminé, le cocon s’est déchiré, révélant un double de la petite fille. Terrifiée, celle-ci a pris la fuite. Fin du roman dans le roman.

Se penchant à la fenêtre du studio, Aomamé reconnaît Tengo, dans un square désert. Il avait dix ans la dernière fois qu’elle l’a vu mais elle est sûre que c’est lui. Le temps qu’elle descende, il est parti. Désespérée, elle s’en va à la recherche de l’escalier qui la conduite de 1984 à 1Q84 et découvre qu’il n’existe pas. Elle se souvient alors que le leader des Précurseurs lui avait dit qu’il n’y avait aucune possibilité de revenir à 1984. Elle enfonce le canon de son pistolet dans la bouche et presse la détente.

De son côté, Tengo se rend au chevet de son père mourant. Tandis qu’on prodigue des soins au vieil homme tombé dans le coma, il pénètre dans sa chambre où se trouve une chrysalide de l’air, posée sur le lit. Il la déchire et découvre Aomamé endormie telle qu’elle était lorsqu’elle avait dix ans. Il la regarde s’évaporer sans laisser aucune trace, mais il sait qu’il n’a pas rêvé. Il est plus décidé que jamais à la retrouver, « quoi qu’il arrive, et quel que soit le monde, et elle, quelle qu’elle soit ».

On regrette de ne pas s’être arrêté au premier tome, qu’on avait déjà eu bien du mal à finir, mais, au point où on en est, on se résigne à lire le troisième…

Pour marque-pages : Permaliens.

Une réponse à 1Q84, livre 2, juillet-septembre, roman de Haruki Murakami

  1. Bessora dit :

    Piégé !
    Jusqu’au tome 12 !
    😉

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